Exposition collective

coop WE CAN CONTROL SPACE

23/06 - 03/07/2016.
VERNISSAGE : Jeudi 23 juin 2016, 18h30.

6B
6-10, quai de Seine
93200 SAINT-DENIS

commissaire d'expo : Julie Laymond

commissaire d'expo : Julie Laymond

WE CAN CONTROL SPACE, vue d'exposition - Photo © Raphael Fanelli.

commissaire d'expo : Julie Laymond

MYRIAM MECHITA - LES ARCHITECTURES DU DÉSIR, 2010.
Polyuréthane, perles, 170 x 190 x 190 cm.
Courtesy Eva Hober.
Photo © Raphael Fanelli.

commissaire d'expo : Julie Laymond

commissaire d'expo : Julie Laymond

Anne DE NANTEUIL - GREEN, 2016.
Arrangement d’éléments - Bois, médium mdf, sable, papier peint, pelouse artificielle, peinture en bombe, plâtre, led. 520 x 170 x 250 cm.
Photo © Raphael Fanelli.

commissaire d'expo : Julie Laymond

Nicolas DELPRAT - THE DAWN OF MAN.
Néon rouge, peinture, son, 260 cm.
Photo © Raphael Fanelli.

commissaire d'expo : Julie Laymond

Armand MORIN - THE PROMISED LAWN, 2016
Double projection HD, 16’40.
Production ESBANM, Parc Saint-Léger, centre d’art contemporain de Pougues-les-eaux et Bibracte, centre archéologique européen.
Photo © Raphael Fanelli.

commissaire d'expo : Julie Laymond

Béranger LAYMOND - RELIEFS, 2016.
Carton plume, néon noir, dimensions variables.
Production Agence Captures.
Photo © Raphael Fanelli.

WE CAN CONTROL SPACE s’affirme avant tout comme un assemblage singulier d’artistes, dans un lieu demeurant assez inclassable ; l’idée qui les réunit pose la question de notre relation à l’espace, compris au sens large : celui avec lequel nous pensons et celui que nous habitons. Les pratiques de ces artistes, diverses dans les formes qu’ellesmettent en jeu, peuvent donc se rejoindre à l’endroit où la question de l’espace rencontre celle de l’imaginaire. Croyances, fantasmes, artifices, existence, fiction : chez la plupart, le constat de la modification de notre relation « naturelle » aux lieux que nous fréquentons, et la perte d’une certaine idée du réel s’affirme paradoxalement dans la recherche d’une présence, d’une matière, ou du sentiment du vivant.Que ce soit à travers l’évocation de rencontres désincarnées, la nostalgie d’un corps ancré dans un ici et maintenant - une partie de la matière mentale qui l’animait se retrouvant désormais disséminée dans un nuage de données hébergées ça et là au gré des serveurs - la représentation d’un monde fascinant de dé-réalité, l’idée de « nature reconstruite » pouvant donner aux êtres et aux états le sentiment d’une toute-puissante possibilité de contrôle, physique et imaginaire; ou encore à travers l’évocation de la façon dont un imaginaire religieux / cinématographique / mythologique/ narratif au sens large a désormais infiltré notre relation à l’espace et aux lieux, à tel point qu’on peut se sentir aussi étrangement familier d’un quartier de New York où l’on n’a jamais mis les pieds que de l’appartement de banlieue où l’on a fait ses premiers pas ; à travers la modélisation du monde, les événements sans origine, la conscience de ce radical et récent retournement de quelques uns des paramètres qui faisaient du naturel notre hébergeur s’envisage peut être différemment selon les origines et les subjectivités, mais elle n’exclue pas, loin s’en faut, chez les artistes, le poétique, le dérèglement, la mélancolie, la recherche d’une rencontre irréductible, d’une singulière présence.

Anne de Nanteuil.

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