MAX BOUFATHAL

NEW WORLD CONFUSION

Exposition du 05 juin au 28 octobre 2014.
VERNISSAGE : jeudi 05 juin 2014.

OSPITALEA
Centre d’éducation au patrimoine
64780 IRISSARRY

Du lundi au samedi
10h00-12h30 / 13h30-17h30
Entrée libre
infos : 05 59 37 97 20

NEW WORLD CONFUSION

Du 5 juin au 28 octobre, avec New World Confusion, le sculpteur s’empare d’un nouvel espace en prenant d’assaut la Commanderie d’Irissarry avec une meute de six chiens, The silver sextet, escortée d’une arbalète colossale Lady Gaga 207.

MAX BOUFATHAL

Max Boufathal sculpte une mythologie personnelle, née de la rencontre de fragments de civilisations primitives et consuméristes. Alliant aussi bien figures religieuses, politiques ou blockbusters, son œuvre stimule les référents visuels ancrés dans l’imaginaire ; jouant de codes en opposition, elle crée le dépaysement.

Art d’une guerre contemporaine qui trouve ses racines dans les pratiques ancestrales, le sculpteur se fait sorcier invoquant les esprits de ses dieux noirs, de Martin Luther King à Jimmy Hendrix (« The Solar Fighting Bros »/ »The Furious Snakes »). Il puise son inspiration aux origines, alliant guerre et sacré. Les figures de son armée thériomorphe, écorchées dont les plumes se mêlent au filandreux du muscle, évoquent les parures des guerriers Massai ou les costumes de Navajos “Skinwalkers”. La tension anatomique est lisible dans la précision de la structure, elle sublime le matériau profane. Les regards fixent le lointain, nous montrent une autre voie.

Dans l’arène de son atelier, Max Boufathal se prépare, anticipant un futur condamné à lutter pour sa propre survie. Recyclant, bricolant, il exploite une société en déclin, détournant la matière qu’elle produit pour créer des sculptures d’anticipation, au dessein “sociophage”.

“L’ennemi : l’Art”. S’attaquant à ce microcosme, les œuvres planifient la mort du système dont elles sont issues, assurant ainsi leur survivance.

Provocant, le projet aux résonances de science-fiction se révèle une véritable entreprise du “pouvoir”, manifeste utopique pour la conquête du territoire artistique.

Ces sculptures, partie visible d’un plan martial, se construisent selon une chaîne opératoire précise, établie sur plusieurs années. À la manière d’un rituel, chaque œuvre semble un geste symbolique fédérateur, processus d’apprentissage façonnant le guerrier et l’ancrage de son projet dans les esprits.

Le rituel final pourrait bien être une cérémonie, présentant dans son ensemble le “Triomphe de la Mort” activé grâce à une formule.

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