BÉRANGER LAYMOND

AURORE BORÉALE

Du 19 mai au  25 octobre 2015.
Œuvres réalisées dans le cadre d’un séjour en atelier résidence d’artistes à Monflanquin de septembre à décembre 2014 à l’invitation de l’association POLLEN et des créations inédites !

Commissaire d’exposition : Julie Laymond.

OSPITALEA
Centre du patrimoine
64780 IRISSARRY
Du lundi au samedi
10h00 – 12h30 / 13h30 – 17h30
Entrée libre
infos : 05 59 37 97 20

INT. NUIT. DERRIÈRE LES TALUS.

L’horreur se cache dans le pli, l’entre-deux, elle surgit sans qu’on ne puisse la saisir.Bordés de métaphores, les contes pour enfants deviennent soudain trop humains, l’euphémisme de la mie de pain se transforme en dents humaines. Réminiscences ; le filtre de l’enfance disparait pour un autre plus cru, remasterisation du souvenir.

L’émerveillement de l’enfance « à la frontière entre le fantasme et l’horreur », apparait comme un bouillonnement des émotions et des sens. Dans un coin, L’ÉCLAIR PNEUMATIQUE grésille, rappelant le néon défaillant, prophète du film horrifique. INSERT : VIDEO. Arrêt devant le portrait d’un monde rural décalé, sur lequel le temps semble ne pas avoir de prise. Répondant spontanément aux grands enjeux de notre époque, à propos de l’autonomie, l’énergie et l’environnement, cet espace résonne avec une forme d’utopie.
ELLIPSE

INT.NUIT. NEIGHBORHOOD.

« Latin moderne utopia, forgé sur le grec ou « non » et topos « lieu » : « en aucun lieu » ».
Villégiature, le rêve du lotissement standardisé, sécurisé. Le contexte privilégié pour se protéger de l’altérité, une utopie sociale nécrosée. À l’heure où les initiatives « voisins vigilants » fleurissent en France, les utopies grinçantes reflètent la nappe de paranoïa qui plane sur les bourgades. La villégiature pensée rassurante devient le théâtre d’une méfiance asphyxiante, la violence sous-jacente d’un voisinage intrusif. Depuis les façades trop lisses, le masque, on perçoit une anomalie dans les détails, le trouble d’une impression de déjà-vu. Depuis leur îlot extrudé les bâtiment de Stanley Kubrick and friends exhalent leurs parfums de terreur.

INT. CREPUSCULE. MONTAGNE.

L’aurore se cache dans le pli, l’entre-deux, elle surgit sans qu’on ne puisse la saisir.
Dans la pénombre, deux plaques rocheuses s’entrechoquent pour créer un nouveau monde. Image à la fois cosmologique et mythologique, entre vision apocalyptique des origines et eschatologie. Cette installation de l’envergure et l’énergie d’un décor de cinéma se rapproche des grands thèmes mythiques. Dans la brume épaisse, qui n’est pas sans rappeler The fog de Carpenter, émerge les habitations d’une espèce qui devra lutter, solit/daire, pour sa survie. Plus loin, LES STÈLES ne laissent guère d’ambiguïté sur le destin de la communauté.

L’ancrage sociologique du travail de Béranger LAYMOND nous invite à un voyage fantastique dans les constructions humaines, destinées à répondre à la condition de l’être, tant d’un point de vue pragmatique que métaphysique. Rejoignant les récits mythiques, ces pièces rejoignent les préoccupations que soulève INCANTATION, parcours artistique au Pays Basque autour de la réappropriation de la croyance par l’artiste et son ancrage dans un territoire

S’imprégnant du bouillonnement des films de série B des années 80, Béranger LAYMOND interroge les grands questionnements sociaux de notre époque à travers l’utopies et ses déviances, frôlant l’absurde. Pour son exposition à la commanderie d’Irissary, AURORE BORÉALE propose un road movie à travers une immersion dans les origines, tant dans la vie de l’artiste que de notre société. Un voyage fantastique dans les constructions humaines, destinées à répondre à la condition de l’être, tant d’un point de vue pragmatique que métaphysique.

Invitant les récits mythiques, ces pièces rejoignent les préoccupations que soulève INCANTATION, parcours artistique au Pays Basque autour de la réappropriation de la croyance par l’artiste et son ancrage dans un territoire.

www.beranger-laymond.com