ROMAIN RAMBAUD

ARYTHMÉTIQUE AQUATIQUE

Jusqu’au 10 novembre 2015.

DOMAINE DE CERTES
Certes/Graveron
33980 AUDENGE
Entrée libre

ROMAIN RAMBAUD

Les processus plastiques de Romain RAMBAUD s’articulent dans la contrainte ; qu’elle soit gestuelle – déterminisme mécanique forçant la matière à s’ajuster sous une pression – ou intellectuelle – en s’appuyant sur l’histoire d’un lieu et de son fonctionnement. Il « augmente » une facette de la matière et de l’espace.

ARYTHMÉTIQUE AQUATIQUE

Dans le cadre de l’Opus Enchanté l’artiste s’est intéressé au caractère anthropique du Domaine de Certes. L’homme par son action conserve la nature dans un équilibre artificiel, afin de permettre le maintien de la faune et de la flore caractéristique. Un écosystème fragile, « en suspens sur son devenir »(1). Le Domaine de Certes offre ainsi des outils à la fois matériels – les plantes poussant in situ – et immatériels – la dimension scientifique du site,  la topographie du lieu mais aussi son rôle de réserve ornithologique. Ces informations forment une matrice à travers laquelle se réalisent trois installations/sculptures.

De hautes structures géométriques émergent de l’eau, possibles perchoirs ou potences en kit. Les côtes et mesures des tubes d’acier créent l’arithmétique et rappellent les longues pattes des échassiers. Des herbes sèches récoltées dans le marais, pressées et ficelées, représentent trois parties du domaine créées par l’homme ; la délimitation du Domaine de Certes en bord de la grande digue, la forme de peigne spécifique aux marais salants et enfin un morceau du domaine de Graveyron. « Des fragments de cartographie du domaine, présentés dans une position précaire, suspendus au dessus de l’eau. » (2)

Installation miroir, les reflets changeants des structures dans l’étang renvoient à un lieu en constante évolution. En tension entre la contrainte humaine maintenant l’équilibre du domaine dans des conditions artificielles, et une nature en mouvement tentant de reconquérir son aspect initial, les marées prêtes à inonder le territoire. Devant ces installations, nous observons deux temps en regards, un présent stabilisé et un autre des possibles, trouble sous la limite aquatique.

Jusqu’au 10 novembre, Arithmétique Aquatique s’installe dans un bassin du conservatoire du littoral, vulnérable et en équilibre elle ouvre des fenêtres sur les conditions d’un marais à l’avenir fragile et incertain.

(1) et (2) : Propos recueillis auprès de l’artiste.

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